Départ de Mulhouse, au revoir à Denise, et première averse. Après Kembs, la VR N° 6 est un ruban de gravier le long du canal de Huningue. Nous roulons dans les flaques et la boue, très vite, les vélos et les sacoches sont crottés, comme nous !
Pique-nique rapide - temps glacial - à l’entrée de la passerelle des Trois Frontières sous un ciel tourmenté, puis traversée de Bâle.
La cité ancienne est superbe : cathédrale, fontaines colorées, et enseigne "A l'Ours Noir" ;
ensuite, l’EV6 nous emmène à travers les faubourgs vallonnés pour un long contournement sud de la ville sans intérêt.
Le lendemain, il fait un beau temps sec et frais. Que régal !
Après un bon nettoyage des vélos, nous partons rive gauche du Rhin, pour un parcours superbe et varié : oriels, maisons anciennes peintes et pont couvert à Bad Säckingen :
Dans une réserve naturelle, nous slalomons entre les nids où les cygnes couvent …
Hélas, la première averse arrive bien vite et pendant les 65 km suivants, nous roulerons sous une pluie diluvienne, avec un vent fort qui soulève la cape. En quelques minutes nous sommes transis et trempés.
Trois arrêts s’imposent : le premier sous un préau d’école ( !) pour laisser passer un grain orageux, le second sous un pont ( ! !) pour consulter la carte, le dernier sous un arrêt de bus (!!!) pour une pause fruits secs ; merci Alex et Rainer.
Jamais nous n'avons connu de telles conditions...
Les chutes du Rhin sont impressionnantes, vu le fort volume d’eau du fleuve. Une bonne grimpette nous amène à Schaffhausen .
Aucune autre visite cet après-midi, notre seul objectif ayant été de suivre les balises et d’avancer…
En ce vendredi matin, une question se pose : vu les conditions, que faire, jeter l’éponge et rentrer à la maison ?
Ce serait dommage ! Nous sommes en pleine forme et les 470 km déjà parcourus n’ont pas posé de difficulté.
Un repli stratégique en train s’impose sur Mulhouse, où ma sœur nous accueille, toujours disponible.
Les objectifs seront les suivants :
Remettre en état le matériel : passer les vélos au karcher, retendre les freins, graisser les chaines ; et faire réparer mon boîtier de pédalier qui claque.
Décharger les sacoches et abandonner l’option " camping ", nous logerons en hôtels, pension, auberge de jeunesse ou chez l’habitant.
Compléter notre équipement, pour un temps bien plus froid et plus humide que prévu, la cape de Jean-François arrivant à ses limites.
Nous reposer au chaud et au sec, pour les futures étapes, la météo n’étant toujours pas optimiste.
Et pour moi, me remettre d’une chute impressionnante, heureusement sans autres conséquences qu’une jolie série de "bleus".
Demain matin dimanche 26 mai, nous prenons le train pour Donaueschingen, pour retrouver les sources du Danube.
Ensuite, cap plein est. En principe....































