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mardi 28 mai 2013

Eurovélo 6 - En pause...


Nous avions retardé notre départ de 2 jours, nous aurions du en attendre 15 !
 


Ce n'est pas de gaité de cœur, et après beaucoup d'hésitations, que nous avons pris la décision d’interrompre notre balade...
Notre objectif n’étant pas d’accumuler des kilomètres, nous sommes rentrés en train de Schaffhausen à Mulhouse, puis de Mulhouse à notre domicile, un peu déçus de cette pause momentanée après 480 km,  6 étapes sans beaucoup d’intérêt vu les conditions climatiques.


 
Le retour en train est une aventure en soi avec les vélos chargés.

Nous repartons en début de semaine prochaine, après avoir remis en état le matériel.


Le nouveau départ se fera de Donaueschingen, source du Danube, où nous espérons, pour profiter des paysages traversés et du plaisir de rouler, une météo plus favorable, et un ciel bleu… comme le Danube !
 


 
 
  

samedi 25 mai 2013

Eurovélo 6 - De Mulhouse à...Mulhouse.

La pluie fait des claquettes… cet air me trotte sans arrêt dans la tête, mais pourquoi donc ?

Départ de Mulhouse, au revoir à Denise, et première averse. Après Kembs, la VR6 est un ruban de gravier le long du canal de Huningue. Nous roulons dans les flaques et la boue, très vite, les vélos et les sacoches sont crottés, comme nous !




Pique-nique rapide - temps glacial - à l’entrée de la passerelle des Trois Frontières sous un ciel tourmenté, puis traversée de Bâle.


La cité ancienne est superbe : cathédrale, fontaines colorées, et enseigne "A l'Ours Noir" ;
ensuite, l’EV6 nous emmène à travers les faubourgs vallonnés pour un long contournement sud de la ville sans intérêt.



Vers 16h, nous arrivons à Rheinfelden dans une atmosphère de fin d’après-midi de novembre… ce sera donc la fin de l’étape du jour, et l’hébergement dans un gite.

Le lendemain, il fait un beau temps sec et frais. Que régal !

Après un bon nettoyage des vélos, nous partons rive gauche du Rhin, pour un parcours superbe et varié : oriels, maisons anciennes peintes et pont couvert à Bad Säckingen :







Dans une réserve naturelle, nous slalomons entre les nids où les cygnes couvent …


Nous reprenons la rive suisse à Laufenburg, pour le premier arrêt pique-nique au soleil ; nous admirons la vue sur la rive face à nous :


Hélas, la première averse arrive bien vite et pendant les 65 km suivants, nous roulerons sous une pluie diluvienne, avec un vent fort qui soulève la cape. En quelques minutes nous sommes transis et trempés.
Trois arrêts s’imposent : le premier sous un préau d’école ( !) pour laisser passer un grain orageux, le second sous un pont ( ! !) pour consulter la carte, le dernier sous un arrêt de bus (!!!) pour une pause fruits secs ; merci Alex et Rainer.
Jamais nous n'avons connu de telles conditions...

Les chutes du Rhin sont impressionnantes, vu le fort volume d’eau du fleuve. Une bonne grimpette nous amène à Schaffhausen .


Aucune autre visite cet après-midi, notre seul objectif ayant été de suivre les balises et d’avancer…


Enseigne à Schaffhausen.

En ce vendredi matin, une question se pose : vu les conditions, que faire, jeter l’éponge et rentrer à la maison ?

Ce serait dommage ! Nous sommes en pleine forme et les 470 km déjà parcourus n’ont pas posé de difficulté.

Un repli stratégique en train s’impose sur Mulhouse, où ma sœur nous accueille, toujours disponible.

Les objectifs seront les suivants :

Remettre en état le matériel : passer les vélos au karcher, retendre les freins, graisser les chaines ; et faire réparer mon boîtier de pédalier qui claque.

Décharger les sacoches et abandonner l’option " camping ", nous logerons en hôtels, pension, auberge de jeunesse ou chez l’habitant.

Compléter notre équipement, pour un temps bien plus froid et plus humide que prévu, la cape de Jean-François arrivant à ses limites.

Nous reposer au chaud et au sec, pour les futures étapes, la météo n’étant toujours pas optimiste.

Et pour moi, me remettre d’une chute impressionnante, heureusement sans autres conséquences qu’une jolie série de "bleus".

Demain matin dimanche 26 mai, nous prenons le train pour Donaueschingen, pour retrouver les sources du Danube.

Ensuite, cap plein est. En principe....





mardi 21 mai 2013

Eurovélo 6 - Franche-Comté/Alsace

C'est parti... Dernier au revoir à la famille et en route.


Prévu jeudi dernier, nous avons retardé notre départ pour cause de pluie diluvienne.

Les quatre premières étapes de notre périple se sont déroulées sous le signe de l'eau.
Les étangs de Bresse ont laissé place après Champdivers, au Doubs et au canal du Rhône au Rhin.




Des paysages bien connus, déjà parcourus plusieurs fois, où nous roulons avec plaisir malgré le poids des sacoches... En effet, pour un mois de voyage, nous sommes lourdement chargés : tente, duvets, matelas, réchaud et matériel de cuisine sont venus s'ajouter à notre équipement habituel.


Un temps couvert et frais accompagne les premiers kilomètres de remise en jambes, le printemps pourri n'ayant guère favorisé l'entraînement.



Dès lundi, la pluie qui nous accompagne, impose les oeillères de la capuche.
L'étape Besançon-Montbéliard, la plus sauvage, la plus belle, la plus longue, la plus vallonnée de ce parcours, ne verra aucune éclaircie. Les pauses sont l'occasion d'un en-cas toujours bienvenu.






Pourtant, quel régal : les nombreux tons de vert, les oiseaux d'eau, les villages coquets, les vaches à l'abri des haies, les ruines des usines, les champs inondés... les paysages sont variés, l'allure est propice à l'observation et à la contemplation.




Nous croisons de nombreux cyclistes : un bonjour, un sourire, une courte phrase : ils vont vers l'ouest, nous continuons vers l'est.



A Mulhouse, comme à Champdivers accueil sympathique et chaleureux en famille, demain, ce sera la Suisse...


vendredi 10 mai 2013

Le Beau Danube Bleu...

Est-il si bleu que ça ?

Pour répondre à mes interrogations, j'ai décidé d'aller voir !

Le 16 mai au matin, je monte sur mon vélo et nous partons...

En 1 mois : 6 pays traversés : France, Suisse, Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie et 1850 km à vélo par Besançon, Mulhouse, Bâle, puis, les sources du Danube que nous suivrons par l'EuroVélo 6 vers Ulm, Linz, Vienne, Bratislava…
http://www.eurovelo6.org/

En principe nous serons à Budapest vers le 12 juin.

L’an dernier, après avoir suivi la "Véloroute des 2 mers » entre Bordeaux et Toulouse en avril, et nous étions partis du Jura en juillet sur l'Eurovélo 6 .


juillet 2012 : à Salsbach (Allemagne) le long du Rhin
Après l'aller le long du canal du Rhône au Rhin jusqu'à Mulhouse par l'Eurovélo 6, puis les bords du Rhin jusqu'au nord de l'Alsace par la Véloroute du Rhin, le retour s’est effectué par la rive allemande du fleuve (1150 km en 16 étapes).

Pour répondre à de nombreuses questions sur notre voyage à vélo, voici quelques précisions.
Un voyage à vélo ne s’improvise pas. La préparation s’anticipe, grâce aux ouvrages et aux nombreux sites internet des cyclistes.
Pour nous, ont été précieux, le livre superbe de Michel Bonduelle (Le "Père des Voies Vertes en France) : En roue libre de l'Atlantique à la mer Noire, éditions Ouest-France.




et les topos-guides, malheureusement introuvables en français.


La partie matérielle n’est pas à négliger…
Pour moi 4 sacoches, pour Jean-François : 6 !

La sacoche de guidon contient le plus important : une petite pochette avec papiers, argent et CB – Appareil photo et téléphone – Crayon, stylo et calepin - Lunettes de vue -  des mouchoirs – chapeau, serviette de table et couteau pour le pique nique – fruits secs et gâteaux et topoguide.

Les vêtement sont choisis avec soin, et pesés !

Pour rouler : cuissard et maillot, casque,  chaussures  de vélo adaptées à la marche, gants, lunettes solaires. Sans oublier les indispensables : bidon,  compteur, antivol et pompe. Fourrure polaire, veste imperméable et coupe –vent sont à portée de main !

Dans les trois autres sacoches, bien enveloppé dans une double protection de sacs plastiques, le nécessaire et seulement le nécessaire : sac de couchage et drap-sac, matelas autogonflant, vêtements de vélo et de " ville", chargeurs pour l’appareil photo et le téléphone, lampe frontale, baskets, nécessaire de toilette et divers : morceau de savon, pinces à linge, sachets plastiques, .

Sans oublier des mots croisés, et un livre. Pour moi, ce sera "Danube " de Claudio Maugris

C’est monsieur qui, dans ses sacoches avant, porte la nourriture, le réchaud, les ustensiles de cuisine, la pharmacie, et sur son porte bagage, la tente.

Le voyage à vélo, quand on a commencé, on devient complètement adepte :

L’aventure, même si de nombreuses personnes ont fait ce parcours avant nous, et que bien d’autres le referont : l'inattendu n'est jamais loin.

Le vélo est une autre manière de voyager : le trajet est aussi intéressant que la destination.

L'allure permet de profiter des paysages, des odeurs, des lumières, des rencontres  (n’est-ce pas, Alex ?).

Quand on arrive en vélo, l’échange se fait simplement : d’où venez-vous, où allez vous, pourquoi à vélo ? avec souvent une pointe d’admiration ou un brin de moquerie …

La forme physique compte – les sacoches sont là - comme la qualité du matériel, pour parcourir entre 80 et 100 km par étape.

Beaucoup de gens nous disent "Bon Courage ", mais pour nous, pas question de courage, mais de plaisir.
Il suffit d'avancer à son rythme en appuyant sur les pédales, car, sur une Voie Verte,  si ça ne monte pas beaucoup, ça ne descend jamais !

mercredi 8 mai 2013

Inventaire "ours" : En Vendée, mars 2013.


Les fidèles de la Caborne et mes proches connaissent mon attrait pour les lieux-dits aux noms étonnants, originaux, drôles. Et pas seulement avec le mot "ours"…

Deux nouvelles trouvailles sont venues s’ajouter à mon inventaire :

Dans les Deux-Sèvres, L’Ourserie, commune de  Beaulieu-sous-Parthenay :

Et Oursières, commune de Rodelle, dans l’Aveyron :
 

Voici les ours rencontrés au cours de nos vadrouilles de ce début d’année 2013 :

Dans l’Indre, Saint Vaast et son ours sur un vitrail de l’église de Levroux – à bien regarder, il y a même deux plantigrades :


 

A Loches, en Indre-et-Loire, les rues et l’église sont  placées sous le patronage de Saint-Ours :



 

En Charente-Maritime, un pilier sculpté du chœur de l’église de Vaux-sur-mer illustre le combat  de David avec un ours :


A Angles (Vendée), deux ours sont indiqués sur le fronton de l’église : une gargouille et un modillon.
Sur celui-ci, l’ours tient un bâton dans sa gueule, scène déjà observée plusieurs fois, sans en trouver le sens.


L'ours de la gargouille serait la bête d’Angles, ou malebête (autrefois, "malebeste"),

Mentionné dans le folklore de Vendée, selon une légende due à la plume de l'érudit poitevin Benjamin Fillon, cette « malebête », qui ressemble à un ours, dévorait impitoyablement jeunes gens et jeunes filles de la contrée. Elle avait coutume de se baigner dans une ruisseau proche, dont elle sortait le poil tout hérissé. Ce serait l'explication du nom donné à ce ruisseau : le Troussepoil. Il dévorait les troupeaux de vaches et les vachères, si bien que toutes les jeunes filles du bourg d'Angles finirent sous ses crocs. Un curé du nom de Martin pria pendant cinq jours et parvint à passer un chapelet autour du cou de la bête puis à la conduire au sommet du clocher de l'église d'Angles où elle fut transformée en une statue de pierre que l'on peut encore voir de nos jours.

A La Rochelle, au gré de nos balades, quelques représentations  supplémentaires.

En ville, l’enseigne du café Colombus & Co :


Et lors de la passionnante  visite du Musée du Nouveau Monde, installé dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle, on peut admirer les collections évoquant les relations entre la France et les Amériques à partir de La Rochelle : en particulier les relations économiques basées sur le commerce triangulaire et la traite des noirs, pudiquement baptisés "Bois d’Ebène". 


Plusieurs pays ont intéressé les conquérants : le Brésil, le Canada, les Antilles. Le musée présente aussi la vie des émigrants, les coutumes des Amérindiens et leurs relations au monde sauvage et à l'ours. 

lundi 6 mai 2013

Mars 2013 : sur la vélodyssée...


La Vélodyssée est la partie française de l’EuroVelo 1, qui longe le littoral atlantique du Cap Nord (Norvège) à Sagres (Portugal) sur 8200 km.
 
C’est l’un des 14 itinéraires cyclables du réseau EuroVelo reliant les pays européens entre eux. 

La partie française traverse la Bretagne et longe l’Atlantique jusqu’à la Côte basque par un parcours varié et sauvage.

En mars dernier, nous voulions découvrir le tronçon La Rochelle-Royan, puis continuer au sud vers Hendaye, notre but ultime.

Malheureusement, une météo bien capricieuse a contrarié nos projets, et nous avons du nous contenter de 3 sorties sur l’île d’Oléron, chaudement couverts, en profitant de quelques belles éclaircies.

 

Belle escapade, tout de même : les vives couleurs des ports et des paysages du bord de mer, les teintes plus neutres des marais, les oiseaux, les ciels chargés, et le plaisir de retrouver des amis en vacances en Vendée.
 
Le mauvais temps nous a laissé l’opportunité de belles visites.
En Saintonge, les églises romanes proposent au voyageur une profusion de portails, chapiteaux, modillons.
Les sculptures, quelquefois assez dégradées montrent des scènes de la vie quotidienne et un fabuleux bestiaire d’animaux familiers, sauvages ou fantastiques. 
 
 
 
 

Et pour terminer en beauté nous passons chez mon amie Maryse : moment convivial, longues discussiosn puis nuit sereine dans son jardin du Tarn-et-Garonne…

 
Le soleil était enfin là, mais il fallait rentrer...