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lundi 1 mai 2017

Inventaire "Ours" - Mars-avril 2017, en Poitou Charentes ...

Encore et toujours en quête des représentations d'ours dans le patrimoine.

Peu de nouveautés au cours d'un périple dans l'ouest de la France, non pas parce qu' 'il y a peu d'ours, mais parce que j'en ai déjà découvert beaucoup...
Les découvertes récentes :




En Charente-Maritime, au cimetière de Rochefort, c'est le cénotaphe de Joseph-René Bellot que je recherche.
Son gisant repose sur un lit de glace, veillé par quatre ours polaires qui portent un canot retourné.


Mais pourquoi des ours polaires ?
Cet officier de marine et explorateur français est mort le 18 août 1863 au Canada, où il participait à une expédition recherchant le navire anglais "Prince Albert".

A pied sur la banquise, il tombe dans l’eau glacée et disparait entre les blocs de glace.







Dans le même département, à Surgères, c'est un montreur avec son ours qui est bien caché entre deux modillons de la magnifique façade de la cathédrale romane.

 Des oiseaux ont profité de l’emplacement bien abrité pour y construire leur nid.





Un court passage en Vendée nous conduit à Sérigné, où un ours figure sur un modillon de l'église Saint-Hilaire, dont une partie date du 12ème siècle.
De nombreux modillons ornent la façade : visages grimaçants,musiciens, animaux domestiques, grappes de raisins...



Un arrêt s'impose à La Motte Saint Heray, dont le blason " Écartelé: aux 1er et 4e d'or à l'arbre arraché de sinople, aux 2e et 3e d'argent à deux ours rampants (arrêtés) de sable l'un derrière l'autre."
Toutes les informations sur les blasons proviennent du site de mon ami Daniel : https://armorialdefrance.fr/


Je pensais trouver le blason sur les plaques de rue, mais non. 
Petite visite à la mairie - où je suis , comme souvent, bien accueillie. La secrétaire me trouve toutes les informations que je recherche.


A l'instant où je quitte le bâtiment, un véhicule des services technique arrive. 
Quand je fais la photo, le chauffeur me regarde d'un air bizarre !!!





Sur la route du retour, nous faisons un détour par Jazeneuil (Vienne).
L'église date du 12ème siècle, mais les deux ours des rampants du pignon seraient du 15ème.




 Le colonnettes du portail en plein cintre sont soutenues par de magnifiques chapiteaux. 



Un modillon attire l'attention, ce pourrait aussi être un ours, souvent représenté avec un bâton dans la gueule. Pourquoi ? Je n'ai jamais trouvé la réponse.



Merci à mon chauffeur, qui n'hésite devant aucun détour, et à tous les fidèles de la Caborne qui m'envoie les résultats de leurs trouvailles.



Et les photos de nos balades à vélo, c'est là :

http://prenons-la-route.blogspot.fr/2017/05/sur-la-route-du-printemps.html



jeudi 23 mars 2017

Paris, décembre 2016. Les miséricordes de l’église Saint-Gervais-Saint-Protais.

Ma dernière escapade à Paris m’a permis de découvrir les stalles de l’église Saint-Gervais-Saint-Protais, qui cachent de très belles miséricordes.


Sculptées au 16ème siècle, elles sont ornées de scènes de la vie quotidiennes et de sujets "osés" inattendus dans un lieu sacré.


Une rare illustration des métiers quotidien débute par le savetier, accompagné d'autres ouvriers : le batelier a disparu, mais bateau et rames sont bien là, la bénédiction, un médecin en train d'administrer un clystère et un architecte :


 
Comme souvent, les miséricordes aux sujets scabreux ont été mutilées, malgré ça, on peut admirer les détails et la qualité des sculptures.

Le bain à deux, la danse des fous, où madame expose sa jarretière, un homme qui se chauffe les fesses, un autre se soulageant devant une maison, et un nu qui ne nous cache rien...


Des animaux familiers ou fantastiques sont aussi présents : cochon, sirène et dragons. Celles-ci sont en excellent état.




A mon passage, deux miséricordes célèbres manquaient : les cuisiniers et le tonnelier, peut-être en réparation.



Je n'ai pas pu savoir où elles étaient. A chaque visite, les gardiens se plaignent de vol et de vandalisme, espérons que ce n'est pas le cas.


A Paris, seuls deux lieux permettent d'admirer des miséricordes, cette église, et le musée du Moyen-Âge (musée de Cluny) qui proviennent de l'ancienne abbatiale de Saint-Lucien-les-Beauvais.
Pour tout savoir sur les miséricordes, le livre le plus complet est celui de D. et H. Kraus.
 

lundi 30 janvier 2017

Paris, exposition "Espèces d'ours" - Novembre 2016

Du 10 octobre 2016 au 19 juin 2017, se tient à Paris, au muséum d'Histoire Naturelle, l'exposition "Espèces d'Ours".



C’est par cette magnifique affiche que le Muséum d’Histoire naturelle de Paris accueille les visiteurs :


 


Je suis venue directement de la gare de Lyon, il est 9h30, le musée ouvre à 10h, et je gèle ! 
L'ours de Thierry Martenon ( Bois et acier, 2011), n’a pas froid. Il est là pendant la durée de l’exposition, prêté par le musée de l’Ours des cavernes à Entremont-le-Vieux ( Savoie)







J'ai donc le temps de faire un tour dans le Jardin des Plantes pour revoir la statue de Emmanuel Frémiet - Le dénicheur d'oursons.
La rencontre entre l'homme et l'animal semble mal finir pour les deux :




Après une présentation des huit espèces d’ours, illustrée par une collection d’animaux naturalisés, nous rentrons dans  les détails de l’exposition. 




Des photos, croquis, objets divers veulent répondre aux questions importantes : Les ours, qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Quel avenir, quelles sont les menaces qui pèsent sur eux et les enjeux liés à leur conservation ?
La partie qui m'intéresse le plus est celle où est abordée la question des rapports entre l'homme et l'ours dans les mythes et les rites.

Elle est abondamment illustrée par des documents d'archives et des objets peu abondants mais bien choisis :



Ours au carnaval d'Oruro (Bolivie) :



Griffes, graisses et peau d'ours pour s'approprier sa force :



Tiens, ce mariage a des invités bien singuliers...



Les traditionnelles fêtes de l'ours, dans les Pyrénées, et dans les pays d’Europe centrale :


L'ensemble de l'exposition est jalonnée d'un parcours"enfants", présenté sur des supports très ludiques :


L'ours en peluche, en particulier les ours célèbres (Baloo, Winnie, Paddington), et les jouets ne sont pas oubliés. Un coup de cœur pour ce manège que l'on peut animer :


 

Question : pourquoi cette habitude de plonger les expositions dans la pénombre, et d'infliger aux visiteurs un accompagnement musical vite envahissant ?



Pour terminer la visite, on nous invite à sortir de la Galerie afin de partir à la recherche des onze " ours" du Jardin des Plantes – livret avec plan joint ! 





Bien sûr, je pars, et là surprise. Pour admirer l’ours de Guyot, il faut prendre un billet pour la ménagerie, il n’en est bien sûr pas question… (Photo Muséum) :



Autre déception, l'exposition Vincent Munier ne commençait que quelques jours plus tard...




Si cette exposition a de nombreux points communs avec celle visitée à Toulouse en avril 2014 (Ours, Mythes et Réalités), elle réussit à nous questionner encore sur l’ambivalence entre l’animal sauvage et le nounours, et à rappeler que l'ours- animal sauvage est une espèce en danger, dans un environnement de plus en plus dégradé.