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jeudi 5 décembre 2013

Novembre 2013 - La confiture de citre...

A notre passage chez Marie-Madeleine et Louis, des amis de Nîmes, nous avons découvert un fruit qui nous était jusque là inconnu : le citre. 
Nous en avons rapporté un gentiment offert, ainsi que la recette de confiture : le (la ?) citre n'étant comestible qu'en confiture.


Appelé aussi gigerine, barbarine, méréville  : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gig%C3%A9rine, 
cette variété de pastèque (citrullus lanatus) est un fruit typique de Provence.
En voici la recette :
 
Ouvrir le fruit, enlever les graines, les filaments et l'écorce - très dure.


Couper en petits dés, peser la chair et ajouter le sucre : 750g pour 1kg de fruits.
Laisser macérer une nuit couvert avec un torchon.



Le lendemain, verser dans la bassine à confiture avec vanille et un demi-verre de jus de citron.
Faire cuire à gros bouillon 15 à 20 mn, puis ralentir et faire cuire 1 heure.



Quelques pots d'une jolie couleur dorée qui viennent enrichir les provisions de confiture pour l'hiver.

Merci amis nîmois.


mercredi 4 mai 2011

Mai 2011 - L'ours que personne n'écoutait.


C’est ce marque-page, reçu d'une amie collectionneuse, qui est à l’origine de l’arrivée de ce nouvel album dans la Caborne.
Un livre , paru aux éditions Nord-Sud, sur le thème de la surconsommation comme mode de vie.

L'ours a un petit problème. Il essaie d’en parler, mais personne ne l'écoute.
"Ne me dis rien ! Je sais exactement ce dont tu as besoin", le coupe-t-on chaque fois.


Voilà comment l'ours se retrouve avec des ailes, une écharpe, des lunettes, un pot de miel... et toujours son petit problème !
Pourtant il aimerait juste trouver quelqu'un pour partager sa solitude car... cet ours a peur du noir, tout seul dans sa tanière

Une histoire sur la confiance, l'écoute et l'amitié et sur ce reflexe bien contemporain de chercher à résoudre tous les problèmes par des achats, quelquefois inutiles.
Beaucoup d’humour dans cet album qui pourrait aussi être une nouvelle illustration du proverbe : " on a toujours besoin d’un plus petit que soi ".


Parmi les dernières acquisitions, "L'ours qui avait une épée", un bel album sur le thème de l'environnement et de la déforestation, celui-ci aux éditions Rue du Monde :

Cet ours est un guerrier. Avec son épée, il coupe tout ce qu'il trouve.
Même la forêt ! Mais, un jour, le fort où il habite est emporté par les eaux du barrage.

La faute à qui ? Au sanglier ? Au renard ? Aux oiseaux ?
A moins que les tours que nous jouons à la nature nous retombent parfois sur la truffe ?
 
A méditer...
 

 

mardi 12 avril 2011

Cinque Terre

Pour chasser les restes de microbes de l’hiver, nous avons mis cap au sud.
Une destination dont nous rêvions depuis longtemps : les Cinque Terre, dans le nord de l’Italie.



La réalité a été à la hauteur de nos attentes : restés longtemps isolés, les 5 villages, inscrits depuis 1997 au Patrimoine Mondial de l'Unesco, ont conservé leur authenticité.



Chaque détour est un ravissement pour les yeux : les maisons colorées accrochées aux rochers, les églises et les chapelles baroques, les sentiers -raides- qui nous emmènent au milieu des vignes et des arbres fruitiers en fleurs et la mer, toujours présente.


Ici ce sont les bateaux qui occupent les places de parking, la route, est peu utilisée, et les habitants restent fidèles à leur vocation maritime.


Un temps idéal pour randonner, soleil et vent discret, peu de monde sur les sentiers, aussi abrupts qu'en montagne, le bonheur de découvrir un monde "nature".


A bientôt pour d’autres photos…

 

mercredi 26 janvier 2011

Au pays des grizzlis.

Geneviève HAMELIN est, comme moi, passionnée par les ours.

                                                                                                                                Photos G. HAMELIN. Reproduction interdite.

Son site http://www.surlespasdesours.fr/   est un coffre aux trésors, où vous trouverez tout, tout tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’ours – brun, blanc sauvage ou en peluche, ils sont tous au rendez-vous !

                                                                                                                              Photo G. HAMELIN. Reproduction interdite.

Quand vous aurez bien exploré ce blog, la situation des ours dans le monde, les associations qui les œuvrent à leur sauvegarde, défendent, les collectionneurs d’ours en peluche ou arctophiles , les relations entre l’ours et l’art, les livres consacrés à l’ours, Ursus arctos n’aura plus de secret pour vous !

                                                                        Photo G. HAMELIN. Reproduction interdite.

Ne manquez pas le récit de son voyage à Brooks, en Alaska, en juillet 2010, à la rencontre des grizzlis, un rêve devenu réalité.

                                                                        Photo G. HAMELIN. Reproduction interdite.

Le compte-rendu de son voyage et d’autres photos ici : http://www.surlespasdesours.fr/articles.php?lng=fr&pg=2761

Vous allez vous régaler...

Merci à Geneviève de m'avoir autorisée à reproduire ses si belles photos, qui donnent très envie d'y aller voir de plus près.


vendredi 24 septembre 2010

Septembre 2010 - Cluny : l'apogée de l'art roman.

Parmi les superbes visites que nous faisons au cours de nos escapades, l'art roman tient une place privilégiée.

Si vous aussi, vous aimez l'art de cette période, vous avez jusqu’au 30 septembre 2010 pour découvrir, (si ce n’est déjà fait) et vous régaler avec la magnifique exposition " Cluny, apogée de l’art roman" au cellier de l’abbaye de Cluny.


Nous sommes rentrés enchantés de notre visite, fascinés par la variété et la qualité exceptionnelles des œuvres des artistes de cette époque, œuvres réunies pour la, première -et certainement dernière fois.


Pour ceux qui n’auront pas la possibilité de visiter l’exposition : une vidéo :
http://www.youtube.com/watch?v=0sBy_mrrj7E&feature=player_embedded#!


Communiqué de presse :
Le Centre des monuments nationaux célèbre le 11e centenaire de la fondation de l’abbaye de Cluny et réunit pour la première fois près de 130 œuvres d’art exceptionnelles, sculptures, mosaïques, orfèvrerie et quelques-uns des plus beaux manuscrits enluminés médiévaux, chefs-d’œuvre du monde clunisien, issus d’institutions prestigieuses et de collections privées.
Dans le Cellier et le Farinier, l’exposition s’organise en huit sections.

La première salle, le Cellier, accueille 5 sections qui permettent de découvrir successivement les débuts de l’art dans l’univers clunisien, la vie liturgique, l’organisation du monastère et Cluny en France et hors de France.


Chapiteaux et sculptures provenant de différents sites clunisiens illustrent les évolutions de la sculpture de Cluny et de ses dépendances (Mozac, Nevers, Toulouse, San Benedetto Po,…). 

De nombreux vestiges du cloître de Cluny, réalisé par l’abbé Pons vers 1115-1120, seront présentés pour la première fois au public, permettant ainsi de découvrir la richesse artistique de l’abbaye de Cluny au début du XIIe siècle et notamment illustrer l’organisation du monastère.


À l’étage, dans le Farinier, 3 sections permettent d’apprécier la beauté des manuscrits clunisiens ; de découvrir les parties orientales de la grande église Cluny III et enfin de comprendre la diffusion de l’art des sculpteurs ayant œuvré à Cluny. Sont ainsi présentés de façon totalement inédite des manuscrits écrits et illustrés au scriptorium de Cluny aux XIe et XIIe siècles.


La Bibliothèque nationale de France a accordé un prêt exceptionnel afin qu’une dizaine de ces très précieux manuscrits reviennent sur leur lieu de création plusieurs siècles après leur réalisation. Le Ildefonsa de Parme, le lectionnaire de Cluny (Musée National du Moyen Âge, Paris) sont mis en regard avec, par exemple, les Homélies de saint Augustin sur l’Évangile de saint Jean (Bibliothèque nationale de France).


Dans la deuxième partie du Farinier, les parties orientales de la grande église sont mises à l’honneur. Les grands chapiteaux du rond-point, la barrière de chœur, des fragments de pavage sont mis en regard et permettent ainsi d’approcher l’intérieur de cet édifice. Les historiens de l’art ont pu mettre en évidence que les sculpteurs de Cluny se sont vu confier des réalisations hors de la grande abbaye clunisienne. Ainsi, des œuvres sculptées par les mêmes hommes sont présentées à proximité des chapiteaux de Cluny : chapiteaux de la Madeleine de Vézelay (sous réserve), fragments sculptés provenant notamment de Valence et de Savigny.

lundi 20 septembre 2010

Septembre 2010 - Des ours dans le Sud-Ouest..

Des ours dans le Sud-Ouest..

...qui arrivent dans le Jura grâce à Maryse, qui rentre d'une visite à son ami Christian Pradier :


Ce sculpteur animalier présente un bestiaire fabuleux aux formes rondes et pleines d'humour: http://www.terre-et-terres.com/ateliers/pradier/index.html



Je connaissais déjà son œuvre par Maryse, qui m'informe des expositions et m'envoie régulièrement photos, affiches ou autres illustrations :





Une visite incontournable à notre prochain passage dans le Tarn-et-Garonne, au moins pour admirer...

samedi 15 mai 2010

Mai 2010 - Rendez-vous nature...

Quelle chance, ce samedi 8 mai !
Un temps frais, mais pas une goutte de pluie pour la sortie du GOJ (Groupe Ornithologique du Jura) : http://pagesperso-orange.fr/gojura/goj.html
Ce jour-là, A. Joveniaux attendait les participants à 8 h au pont de Petit-Noir (Jura), pour une découverte de la diversité des oiseaux vivant dans la basse vallée du Doubs : oiseaux d’eau, rapaces, passereaux, sur les deux communes de Petit-Noir et de Fretterans (Saône-et-Loire) ...

Cette sortie était organisée dans le cadre des Rendez-vous nature de la Maison de l'Environnement de Franche-Comté (2010, année de la biodiversité) avec le soutien de la Région de Franche-Comté, sous ce titre alléchant :
Les oiseaux de Petit-Noir : au top de la diversité régionale.

Le Doubs, rivière encore sauvage est un paradis pour les oiseaux : les grèves, les îles, les rives sablonneuses, les bras morts, les prairies inondables accueillent plus de 100 espèces d'oiseaux nicheurs.
Ce milieu sensible est protégé depuis 1992 par un arrêté préfectoral de protection de biotope (Natural 2000).
Ce superbe spectacle, nouveau pour moi, nous a permis d'observer de nombreuses espèces en particulier des loriots, et une centaine de guêpiers... .

Guêpier d'Europe et loriot.

Voici la liste des oiseaux "contactés" - c'est le terme officiel- (j'en oublie sans doute quelques-uns) :
A Petit-Noir : huppe fasciée, gorge bleue, balbuzard pêcheur, guêpiers, hypolaïs polyglotte, buse variable, traquet pâtre, tourterelle des bois, cygnes et petits, coucou, bruant jaune, loriots, aigrettes garcettes, busard des roseaux, hérons et héron pourpre, bondrée apivore, foulque macroule et petits.
Et à Fretterans : chevalier aboyeur, petit gravelot, grandes aigrettes, cormorans, œdicnème criard, sternes, hirondelles de rivage, milan noir, loriots, et dans une falaise de sable, la centaine de guêpiers.

Matinée bien remplie pour l'observation d'une nature encore préservée.

vendredi 26 mars 2010

Les Nouvelles Ours.

Les Nouvelles Ours, c'est le titre du bulletin de liaison du FIEP (Fonds d'Intervention Eco-Pastoral/ Groupe Ours Pyrénées) reçu ce matin.

Il était accompagné du nouveau dépliant de présentation de l'association.
Les objectifs du FIEP sont l'étude et la protection de l'ours et de son habitat, l'aide aux bergers de la zone à ours et l'information et la sensibilisation du public.


Le Fonds d'intervention Eco-Pastoral (FIEP) Groupe Ours Pyrénées, est une association de protection de la nature à but non lucratif, créée en 1975 à Pau.
Le FIEP a pour but d'assurer la conservation de la nature pyrénéenne, symbolisée par l'ours et le berger, il agit en faveur de la protection des espèces, l'ours en particulier, des habitats menacés et du pastoralisme en montagne, et sensibilise l'opinion pour mieux les faire connaître, aimer et respecter.
N'hésitez pas à aller visiter leur site : http://www.fiep-ours.com/

jeudi 11 mars 2010

Devinette...

Dans quelle commune du Jura peut-on admirer cette superbe chouette, sculptée au 15e siècle ?


A Bletterans, gros bourg situé aux portes de la Franche Comté, au cœur de la Bresse jurassienne, une région riche de nombreux étangs.

J'avais trouvé sur le site "Patrimoine de France" : http://www.patrimoine-de-france.org/
 la présence dans ces stalles d'un ours : stalles à Bletterans : des figures humaines et des animaux (chouette, âne, chauve-souris, crapaud, chien, chat, chameau, griffon, ours) sont représentés sur des miséricordes ; des figures bibliques sont sculptées sur les jouées des stalles hautes.

La miséricorde est une petite console fixée à la partie inférieure du siège rabattable d'une stalle. Elle permet au clerc ou au moine qui participe à l'office divin de prendre appui sur elle lorsqu'il se tient debout et que son siège est relevé.

A la première occasion, je vais y jeter un coup d'œil.
D'ours, point malgré mes recherches, mais une bien belle surprise. Les miséricordes, classées monuments historiques le 20 juin 1891, sont usées et vermoulues, cependant les sculptures sont remarquables, et l'inspiration des sculpteurs pleine d'humour.

On peut y voir entre autre, un renard prêchant aux poules, un chien qui se lèche le derrière, un chameau (mais que fait-il là ?) un visage avec des lunettes, un joueur de flute...
Quel dommage que ce patrimoine soit si mal préservé et peu connu .


N'hésitez pas, si vous passez par là à entrer, la jolie église de brique est ouverte, et vous y découvrirez d'autres figures amusantes. Pour ça, vous devrez vous accroupir et soulever les planchettes de bois, c'est dessous que ça se passe...


Des motifs semblables se retrouvent dans les églises de Saint-Claude (Jura), Cuiseaux (Saône-et-Loire), à Aoste, dans la collégiale Saint-Ours !!! et dans beaucoup d'autres églises en France et ailleurs.

Pour en savoir un peu plus :
Bletterans et Villevieux, histoire, monuments, stalles gothiques. LACROIX Pierre et RENON Andrée. Société d'Emulation du Jura. 1986
Les stalles de Jehan de Vitry. Cathédrale de Saint-Claude. LACROIX Pierre et RENON Renée. 1984

samedi 20 février 2010

Février 2010 - Un hérisson en hiver.

En été, les cascades du Hérisson sont un but de balade incontournable pour tous ceux qui passent leurs vacances dans le Jura.
En hiver, elles sont souvent gelées car les tempérartures du premier plateau jurassien sont rudes : jusqu'à -18° en janvier. Le spectacle est alors splendide et déroutant. Prévoir de bonnes chaussures et des vêtements  bien douillets.
Si vous ne pouvez venir en hiver, venez très tôt en été, car en juillet-août, elles sont TRES fréquentées.
                                                   Toutes les photos sont de Jean-François CHAMBIER.

La présentation de cette région figure en bonne place dans tous les guides de voyages actuels.
Je ne peux résister au plaisir de recopier les commentaires du guide "La Route du Jura" de Claude des Perrières, publié à Besançon "pendant la guerre 1914-1915" (sic) :

"D'où l'on domine les lacs du val et de Chambly, dans la vallée grandiose du Hérisson.
On y découvre sur la droite les deux plus belles des trente et une cascades formées par le Hérisson, ce très curieux affluent de l'Ain, le Grand Saut ou Niagara jurassien, 55 mètres de hauteur de chute, et la cascade en éventail, 70 mètres.
Il faut séjourner une journée entière dans cette admirable région pour effectuer complètement la tournée des cinq lacs et des trente et une cascades dont l'itinéraire est recommandé par le Club Alpin Français"


Et ceux du guide "Le Jura" édité par "Tourisme et Vacances pour Tous" en 1938 :
" Un sentier conduit au Saut Girard, première cascade du Hérisson, tombant de 15 mètres dans un hémicycle. Suite de cascades sur 3 kilomètres. Le Hérisson descend de 400 mètres de hauteur.
Un sentier sous bois. Suivez le torrent dans cette gorge merveilleuse. Bouillonnement des eaux qui ne sont que cascades et cascatelles. Les plus célèbres: le Saut de la Montagne (haut de 60 mètres, tombant sur d'énormes blocs. La cascade en Eventail, d'une splendeur incontestée, tombe en s'étalant sur un escalier de rochers. La course du hérisson est hérissée de sauvagerie mais étincelante de pittoresque."


D'autres photos et des informations :

samedi 6 février 2010

Pôle Grands Prédateurs : actualités.

Un nouvel article vient d'être publié sur le site de l'association : Pôle Grands Prédateurs :
http://www.polegrandspredateurs.org/



Le Pôle Grands Prédateurs Jura a été créé dans le but d’accompagner le retour des grands carnivores (Lynx, loup) dans le Massif jurassien.

                               Photo : Patrice RAYDELET
Face à la méconnaissance de ces espèces et aux risques potentiels qu’elles peuvent représenter pour les éleveurs jurassiens, le Pôle privilégie 3 actions prioritaires :

  • La communication
L’apport de connaissances est essentiel si l’on souhaite démythifier les grands prédateurs et transformer l’image négative qui leur colle aux pattes en une interprétation objective.

  • La protection des troupeaux
Le retour d’espèces susceptibles de créer des dommages ne doit pas se faire au détriment des éleveurs. Il existe maintenant différents moyens de préserver le bétail des attaques. La mise en place de chien de protection est sans doute la plus sécurisante. A cet effet, nous avons créé un pôle chiens de protection « made in Jura » pour que les éleveurs jurassiens bénéficient de chiens de souche jurassienne.

  • Les formations
Le protocole éducatif que l’éleveur doit assurer à un chien de protection n’est pas du tout celui qu’il peut dispenser à un chien de conduite, type border. Une formation préalable est donc indispensable. En collaboration avec le syndicat ovin franc comtois et la chambre régionale d’agriculture de Franche-Comté, le PGPJ a organisé pour la première fois dans le Massif jurassien une formation à destination des éleveurs et des partenaires (chambre régionale d’agriculture, DDAF 25 et 39, ONCFS 39, Parc naturel régional du Haut Jura).

mercredi 6 janvier 2010

Janvier 2010 - Bellecombe, la bien-nommée...

La lecture du livre "Bellecombe, une commune hors du commun" (voir message précédent) a ravivé en nous beaucoup de souvenirs, car entre Bellecombe et nous, c'est une belle histoire qui dure...

Depuis 1972, Jean-François m'a fait découvrir cette commune très particulière du Haut-Jura : elle n'a pas de village, pas d'église, et l'habitat y est très dispersé.

  
Vue sur le crêt de Chalam, photo Christian Pogu

A 1245 mètres d'altitude, les fermes sont isolées au milieu des pâtures. A toute saison, les paysages y sont fabuleux. Après la blancheur immaculée de l'hiver, le printemps apporte des camaïeux de vert, éclairés par les tapis de jonquilles en mai, et les innombrables narcisses en juin.

                               
Mai 1983 : Mathilde dans les narcisses.

 
Mai 2008 : sa fille Lison, dans les champs de jonquilles.

Loin du bruit et de la pollution, sapins et épicéas isolent les combes et en font un paradis où nous randonnons avec bonheur en toute saison.

 Vue sur le crêt de Chalam depuis les Closettes.

Depuis Bellecombe, le crêt de Chalam est un but de randonnée dans une nature sauvage préservée, en passant par l'ancienne école des Closettes, bâtiment qui, en tant qu'instituteurs, nous a toujours laissés perplexes !


On imagine la vie et l'isolement de l'instituteur dans cette combe enneigée plus de six mois par an, les élèves qui venaient des fermes éloignées parfois de plus d'une heure de trajet, en se déplaçant avec des "cercles", l'ancêtre des raquettes-à-neige..
Cette école, inaugurée en 1888, a fonctionné jusqu'en 1920, Le chapitre du livre "Bellecombe, une commune hors du commun", intitulé "L'école des Closettes" est passionnant.
 Les difficiles conditions de vie poussent les gens à abandonner les fermes trop éloignées. Les constructions délaissées résistent très mal au temps qui passe.

Sur la durée d'une vie, nous sommes témoins de la rapidité des dégâts, par exemple à la ferme "Des Moines " devant laquelle nous sommes ci-dessus en 1972, dont nous avons suivi la dégradation au cours des années et dont il ne reste rien !
On comprend que des conditions de vie si rigoureuses aient abouti à un exode rural important, la commune se désertifie, pour nous elle garde sa beauté sauvage, et c'est toujours avec grand plaisir que nous y randonnons.

Et pour conclure, un amical bonjour à Bernard, actuel maire de Bellecombe et à son épouse Christine.