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mercredi 6 janvier 2010

Bellecombe, la bien-nommée...

La lecture du livre "Bellecombe, une commune hors du commun" (voir message précédent) a ravivé en nous beaucoup de souvenirs, car entre Bellecombe et nous, c'est une belle histoire qui dure..
Depuis 1972, Jean-François m'a fait découvrir cette commune très particulière du Haut-Jura : elle n'a pas de village, pas d'église, et l'habitat y est très dispersé.

 Vue sur le crêt de Chalam, photo Christian Pogu

A 1245 mètres d'altitude, les fermes sont isolées au milieu des pâtures. A toute saison, les paysages y sont fabuleux. Après la blancheur immaculée de l'hiver, le printemps apporte des camaïeux de vert, éclairés par les tapis de jonquilles en mai, et les innombrables narcisses en juin.

                                Mai 1983 : Mathilde dans les narcisses.

 Mai 2008 : sa fille Lison, dans les champs de jonquilles.

Loin du bruit et de la pollution, sapins et épicéas isolent les combes et en font un paradis où nous randonnons avec bonheur en toute saison.

Vue sur le crêt de Chalam depuis les Closettes.

Depuis Bellecombe, le crêt de Chalam est un but de randonnée dans une nature sauvage préservée, en passant par l'ancienne école des Closettes, bâtiment qui, en tant qu'instituteurs, nous a toujours laissés perplexes !



On imagine la vie et l'isolement de l'instituteur dans cette combe enneigée plus de six mois par an, les élèves qui venaient des fermes éloignées parfois de plus d'une heure de trajet, en se déplaçant avec des "cercles", l'ancêtre des raquettes-à-neige..
Cette école, inaugurée en 1888, a fonctionné jusqu'en 1920, Le chapitre du livre "Bellecombe, une commune hors du commun", intitulé "L'école des Closettes" est passionnant.
 Les difficiles conditions de vie poussent les gens à abandonner les fermes trop éloignées. Les constructions délaissées résistent très mal au temps qui passe.


Sur la durée d'une vie, nous sommes témoins de la rapidité des dégâts, par exemple à la ferme "Des Moines " devant laquelle nous sommes ci-dessus en 1972, dont nous avons suivi la dégradation au cours des années et dont il ne reste rien !
On comprend que des conditions de vie si rigoureuses aient abouti à un exode rural important, la commune se désertifie, pour nous elle garde sa beauté sauvage, et c'est toujours avec grand plaisir que nous y randonnons.

Et pour conclure, un amical bonjour à Bernard, actuel maire de Bellecombe et à son épouse Christine.

3 commentaires:

Zéphyr a dit…

Bonsoir Françoise,

Un paysage pittoresque !

Une fleur dans un champs de fleurs et une autre fleur dans un autre champs de fleurs.

Cette école, une histoire bouleversante.

Bellecolombe, un village, une commune qui a su gardé son âme. Mais à quel prix !

Un patrimoine à préserver, des habitants à soutenir.

Je découvre peu à peu vos talents et surtout votre passion de la Nature.

Françoise a dit…

Oui, Bellecombe est un endroit préservé, pas très facile d'accès, qu'on aime faire découvrir aux intimes...

Geneviève a dit…

C'est tentant de venir découvrir cette commune...