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samedi 31 octobre 2009

Canelle, 5 ans pour rien ???

Canelle en octobre 2004. Photo J J Camarra.

Le 1er novembre 2004, en fin de matinée, l’ourse Cannelle a été abattue par un chasseur, lors d’une battue au sanglier sur les hauteurs d’Urdos, en vallée d’Aspe (Béarn, Pyrénées-Atlantiques). Elle était la dernière ourse du Béarn, la toute dernière ourse de souche pyrénéenne et était accompagnée d’un ourson d’environ 10 mois, qui semble être toujours en vie.
Cannelle élevait son ourson, le dernier petit ours autochtone pyrénéen dans un massif forestier connu. Les chasseurs le savaient mais ils n’ont pas voulu renoncer à leur battue au sanglier. Cannelle a fait une charge d’intimidation, comme naguère Mellba, et, comme Mellba, elle a été tuée par des ignorants.
Depuis des années, les associations de protection de l'ours demandent qu’on renonce aux battues dans les zones où les ourses élèvent leurs oursons.

Canelle

Un collectif d’associations demande l’intervention de la Commission
Européenne pour maintenir une population d’ours viable.


Voir le communiqué : http://www.collectif-ours.fr/Cannelle_5Ans.pdf



En 1981, la France lançait « le plan ours » pour sauver l’espèce de l’extinction.
Le 3 novembre 2004, le Président de la République Jacques Chirac, ému par la nouvelle, annonce au Conseil des Ministres que la disparition de Cannelle est une grande perte pour la biodiversité en France et en Europe. Mais la France, soucieuse de ménager les lobbies menaçants opposés à l’existence de l’ours (chasseurs, éleveurs, promoteurs et aménageurs), ne s’est nullement donné les moyens de défendre sa cause. Malgré les promesses de restauration des populations et les programmes de réintroductions au compte-goutte de 1996 et de 2006, la population ursine dans les Pyrénées françaises est toujours à l’agonie.





Depuis de trop nombreuses années, l’Etat français s’arrange pour faire disparaître une espèce menacée en faisant croire qu’il la protège.

Aujourd’hui, nous demandons au Conseil des Communautés Européennes d’ouvrir une enquête et de mettre la France face à ses engagements communautaires.

2010 est l’année que s’est fixée la Communauté Européenne pour faire le point sur l’état de la Biodiversité, en espérant constater le ralentissement de sa dégradation.

A cette occasion, il est du devoir de tous de briser les murs du silence et les langues de bois.
La France n’aura aucun droit, aucune légitimité à s’ériger en modèle. Les engagements pris ne sont pas respectés. Les espèces continuent à décliner, les habitats à se réduire, en raison de décisions visant à préserver ou accroitre les intérêts corporatifs au détriment des aspirations majoritaires des citoyens.

Il est du devoir des commissaires européens en charge de la biodiversité d’exiger de la France qu’elle respecte les obligations qui lui sont faites, pour lesquelles elle a adhéré aux programmes de conservation et protection, et pour lesquelles elle reçoit des aides financières.
Il est du devoir des citoyens des pays de la communauté européenne de soutenir les initiatives visant à obtenir de la France le respect de ses engagements.

Liste des signataires et contacts : http://www.blogger.com/www.collectif-ours.fr

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