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dimanche 8 avril 2012

Mon album photo : les ours de mars 2012...

Bernard, Gérard, vous me demandez si je n’ai pas rencontré d’ours sur la Voie Verte.

Mais si, et aussi au cours de la traversée de la France, du Jura au canal de Garonne.
La question m'est souvent posée : comment fais-tu pour trouver tous ces lieux ? Chaque fois que nous nous déplaçons, j'emporte l'inventaire que je me suis constitué, par de longues et patientes recherches dans des documents et sur internet, ce qui me permet une recherche méthodique, le plus souvent en dehors des sentiers battus...

Voici donc les belles rencontres que nous avons faites en ce mois de mars 2012 :



A Cellule, dans le Puy-de Dôme, le restaurant la grotte de l'Ours, fermé pour congés annuels. Nous l'avions cherché à un précédent passage, mais pas trouvé ! C'est chose faite...




A Meuzac, dans la Haute-Vienne, nous pensions visiter la médiathèque du Père Castor, et ses expositions. Hélas, ce n'est possible qu'en juillet-août ! Heureusement, le hall est décoré par un beau patchwork sur le thème de "Roule Galette" et son ours...

A Pierrefitte (Corrèze), il  existe des ours sur les chapiteaux de l'église Saint-Caprais. Bien cachés à l'intérieur, nous n'avons trouvé personne pour avoir la clé de l'église !
Le détour ne fut pas vain, puisque nous avons retrouvé, devant l'école de Ceyrat - commune d'Espartignac (Corrèze) cette superbe sculpture de Pascal Noël.


Si je dis retrouvé, c'est parce que nous l'avions découverte au cours d'un arrêt sur l'aire d'arrêt de camping-car, à Uzerche, en 2007. Intitulée "La Paix", en voici la présentation par l'auteur :

" La paix c’est lorsque des « ennemis » se réconcilient, c’est l’insouciance de la confiance que l’on accorde à l’autre pour permettre parfois des jeux inattendus. Le monde animalier est à mes yeux une source inépuisable de réflexion. M’inspirant de ces attitudes, je fige un instant précis qui me semble bien représenter l’expression et les émotions que je veux traduire. Je recherche des compositions simples car il me paraît important que mes créations soient accessibles à tous, en misant plutôt sur l’intensité des postures.
Parfois je mets en situation amusantes mes animaux comme l’ours et le mouton qui jouent, afin d’animer mes sculptures d’une attention malicieuse et ludique. "


Etape suivante : Collonges-la-Rouge, toujours en Corrèze.
Cet ours et son montreur, nous l'avons déjà vu, mais pas question de passer par là sans un arrêt pour admirer le superbe porche roman de l'église.
A l'autre bout du village, "La Peau de l'Ours" est une boutique de cadeaux-souvenirs, fermée en cette époque de l'année.





Peu d'ours pendant notre périple à vélo...
Un à  Grisolles (Tarn-et-Garonne) : nom du club local de Judo qui a choisi le plantigrade pour emblème. Impressionnant, n'est-ce pas ?


C'est à Toulouse (Haute-Garonne) que la moisson sera la meilleure. En effet, ce n'est pas un, mais trois hôtels de l'Ours Blanc que compte la ville rose.
Triple occasion d'enrichir la Caborne, d'autant que la réceptionniste m'a offert la plaquette d'information de son établissement en me voyant faire mes photos !






Sur la route du retour, petit détour par la Dordogne, d'abord à Eglise -Neuve- d'Issac pour débusquer l'ours au bas des rampants du clocher, puis dans la commune proche de Saint-Martin l'Astier, au lieu-dit "L'Ourserie"



Une image qui illustre, une fois de plus, la diversité des toponymes à base du mot "ours", et ceci dans chaque région de France.

Un périple qui nous donne un échantillon bien diversifié des traces de l'ours dans la patrimoine des régions de France...

A poursuivre au prochain voyage !

mercredi 4 avril 2012

De Bordeaux à Toulouse à vélo par les Voies Vertes….

L’idée nous trottait dans la tête depuis un moment, en même temps que mon envie de reprendre le vélo.

Le Père Noël s’étant montré généreux – vélo Lapierre – nous partons mi-mars vers Marmande à la recherche d’un peu plus d’informations et de documentation.



Premier contact avec la VV, Voie Verte (ancien chemin de halage), les platanes d’un côté et le canal de l’autre, ou l’inverse ! appelée aussi Véloroute des 2 mers,  car le cheminement peut se poursuivre après Toulouse par le canal du Midi jusqu’à Sète ! Mais ce sera pour une autre occasion….

Une météo très favorable : matin frisquet, après-midi estival.
Du vélo facile, agréable, aucune difficulté, la Voie Verte suit le canal, il suffit de pédaler... sans arrêt, car si ça ne monte quasiment jamais, ça ne descend pas non plus.
En revanche les petites routes utilisées pour les différentes visites sont, elles, bien vallonnées…



Nous avions prévu une portion du trajet, mais au fil des kilomètres, nous sommes devenus un peu plus ambitieux, et nous avons décidé de réaliser l’intégrale du parcours : 193 kms.
En cours de route, le contact avec le responsable de l’office du tourisme de Saint-Macaire nous ayant fait découvrir la Voie Verte Roger Lapébie de Bordeaux à Sauveterre-de-Guyenne,  a encore fait évoluer le projet.

Ce sont finalement 548 kms que nous aurons parcourus, chaque étape a été effectuée en aller-retour, pour regagner, le soir, le confort de notre fourgon aménagé.
Le Sud-Ouest est une  région fort accueillante pour les camping-cars : nombreuses aires d’arrêt le long du parcours, souvent remarquablement situées, comme ci-dessous à Caumont-sur-Garonne.


La crainte de la monotonie a été vite oubliée, écluses et ponts, oiseaux d’eau, paysages traversés : vergers en fleurs, vignes, prairies, et les nombreuses visites possibles à partir de la VV.


Quelques moments forts :
L’entrée dans Bordeaux à vélo et les 4 Kms de piste cyclable le long des quais du Port-à-la-Lune :

Les splendides miséricordes de l’église Saint-Seurin à Bordeaux :

Et celles très étonnantes du prieuré Saint-Sauveur à Castelsarrasin, provenant de l'abbaye de Belleperche :

Le Pont-Canal de Moissac et les bateaux qui passent au dessus de l’eau :


Les chapiteaux romans de l'abbaye de la Sauve-Majeure :


L’arrivée à Toulouse par les Ponts-Jumeaux, la visite de la ville : abbatiale  Saint-Sernin, Place du Capitole et l’hôtel de l’Ours Blanc !!!


Prêts à repartir pour un nouveau parcours, en France ou ailleurs...


mercredi 14 mars 2012

Pause...

...Jusqu'à la fin du mois..

Départ demain matin vers le sud.

Au programme la voie verte de Bordeaux à Toulouse à vélo, " chasse à l’ours" bien sûr, et recherche de miséricordes, évidemment !

Je vous retrouve avec plaisir début avril.

samedi 10 mars 2012

La gazette des grands prédateurs...

La gazette des grands prédateurs N° 43 est arrivée récemment dans la boîte-à-lettres.


Au sommaire l’actualité en France et en Europe sur la vie et la sauvegarde de l’ours, du loup et du lynx, avec cette fois, un impressionnant grizzly en couverture.
Mon ursidé préféré a déjà eu plusieurs fois l’honneur de la une du magazine !
Pas toujours pour son bien, les nouvelles de l'ours en France nous donnant rarement l'occasion de nous réjouir !



Comme dans chaque numéro, on découvre des dossiers, des interviews, des réflexions et récits de voyages, les actualités nationales et internationales, les publications des dernières données scientifiques, les brèves et les rubriques habituelles (vie associative, lectures, courrier des lecteurs…).

Le N° 43 n’est pas vraiment optimiste quand au sort de l’ours et des autres prédateurs, l’état français étant singulièrement incapable de respecter les accords de Berne sur la sauvegarde des espèces en danger de disparition – et pendant ce temps le président en campagne fait des déclarations fracassantes et cède à la pression des lobbies de la chasse.
Pour s’abonner à la Gazette des grands prédateurs (4 numéros par an) :
FERUS – BP 80 114
13718 – ALLAUCH CEDEX
• prix au numéro : 6 € (port compris)
• abonnement simple : 24 € / an
• adhésion à FERUS + abonnement : 29 € / an

Merci à Philippe Charlier qui m'a envoyé récemment le N° 12/13 de la revue "Ours et Nature" de l'association Arthus.


En couverture, Mellba, endormie le jour de son arrivée dans les Pyrénées, en juin 1996.

Parfaitement adaptée à son territoire, l'ourse, qui était en compagnie de ses 3 oursons, a été tuée par un chasseur le 27 septembre 1997 !

L'occasion de rendre hommage à Gilbert Simon, président de Férus, récemment décédé à l'âge de 64 ans.
Pendant toute sa vie, il n'a cessé de faire avancer la cause de la nature et des grands prédateurs.
L'ours lui doit beaucoup : en responsabilité au Ministère de l'Environnement, il a été déterminant pour les lâchers d'ours en 1996 et 1997, et leur réussite.

dimanche 19 février 2012

Non aux suppressions de postes dans l'école publique...

Une affiche qui se passe de commentaires...
Que proposez-vous, messieurs et mesdames le candidats ?



Pour plus d'informations, c'est là : http://ensemblepsl.wordpress.com/2012/02/17/les-enfants-ne-sont-pas-des-sardines-affiche/

Un Hérisson de glace...

Février 2012  - une situation exceptionnelle : les cascades du Hérisson gelées sont un spectacle superbe et attirent un large public. 

Si les températures des 2 dernières semaines n'ont rien d'extraordinaire sur les plateaux jurassiens - minimum de la quinzaine -20° le 6 février - il est rare qu’elles durent 15 jours d’affilée.




Ce site – un des plus visités du Jura, accueille environ 500 000 visiteurs par an, surtout pendant les vacances d’été.
Les jurassiens aiment s’y promener hors saison, en particulier à l’occasion des grandes pluies d’automne où le site est magnifique.

Cette année, c’est en février qu’il fallait s’y rendre pour " le" cliché de l’hiver…


                                            Toutes les photos : Jean-François Chambier.


Depuis le 14 février 2012, le site est interdit au public à cause du comportement dangereux, voire inconscient de certaines personnes, qui se sont aventurées sur la cascade sans équipement approprié.


Un autre site, moins visité, mais bien aussi beau a lui aussi revêtu sa parure de glace : la cascade de  Tuf à Baume-les-Messieurs :




Et voilà le redoux....

mardi 31 janvier 2012

En mai 1952, à l'Hospice de France, dans les Pyrénées..

En triant des papiers de famille, René G., originaire de Luchon (Haute-Garonne) a retrouvé ces photos.
Quelles tristes images de l'ours des Pyrénées que l'on n'observe souvent que captif ou mort.
On imagine facilement la peur de ces animaux, attachés, privés de leur mère, près du feu et des hommes ... L'un deux mourra d'ailleurs très vite : photo prise dans la cuisine de l'Hospice.


Ces deux oursons ont une histoire, relatée dans le quotidien " La Dépêche du Midi" du 27 mai 1952, article que m'a récemment fait parvenir Philippe Ch.

Capture de deux oursons près de Luchon

Des touristes en promenade non loin de l’Hospice de France, au début de cet après-midi, ont aperçu deux oursons. Craignant que la mère ourse soit dans les parages, ils prirent rapidement la direction de l’Hospice de France et avisèrent le gérant de l’Hospice, le réputé guide Odon HAURILLON.
Celui-ci, avec quelques amis et des C.R.S. en patrouille dans la région, organisa immédiatement une battue. Sans difficulté on retrouva les oursons. L’un se laissa capturer sans difficulté, le second grimpa un arbre et ne tarda pas à être pris à son tour. Les deux oursons qui paraissaient âgés de un mois et demi ont été ramenés à l’Hospice où on leur offrit en guise de bienvenue un biberon de lait.

Est-ce un des deux oursons qui figure sur ce cliché ? Sans doute...


Deux oursons si jeunes seuls dans la montagne, mais où était leur mère ? Tuée peut-être dans une battue... Serait-ce elle qui, comme le voulait la coutume est exhibée dans les rues de Luchon ?


Dans son excellent livre "Histoire de l'ours dans les Pyrénées", Olivier de Marliave - Editions Sud ouest) aborde plusieurs fois cette tradition de la présentation du trophée (voir la photo de couverture).


Une cause, parmi d'autres - battues, empoisonnements, chasse - du lent déclin de l'ours dans les montagnes pyrénéennes...

Quelques informations complémentaires reçues de Philippe Ch. que je remercie :
L’un des oursons capturés le 26 mai 1952 et l’ourson capturé le 28 juin 1952 par M. Chabot ont été naturalisés et sont présents au Musée du Pays de Luchon.

Le second ourson capturé en mai, une femelle, a vécu quelque temps.
Extraits :
- page 33, de l’ouvrage de Stéphan Carbonnaux "Le cercle rouge - Voyages naturalistes de Robert Hainard dans les Pyrénées" : « À l’Hospice, une attraction toute pyrénéenne est présentée au public par la famille Haurillon, maîtresse des lieux. Un ourson ! C’est une femelle âgée de six à sept mois qui, avec son frère, a été capturée dans les environs le 26 mai. La bête, attachée comme un chien de ferme, s’ennuie derrière une construction légère de bois rehaussée de barbelés. Elle a creusé maints trous dans la terre caillouteuse, se dresse puis se cache malheureuse à en mourir. »,

- page 158, de la biographie de Stéphan Carbonnaux " Robert Hainard, chasseur au crayon"  « Deux bredouilles dans les Pyrénées », « ... il explore la vallée de la Pique, au-dessus de Luchon, pendant la dernière semaine de septembre 1952. Les deux amis, qui espéraient un ours ou un gypaète, se sont contentés d’aigles royaux, de crottes du plantigrade et, devant l'Hospice de France, d'une oursonne attachée comme un chien de ferme dans un enclos construit de bric et de broc. »



dimanche 22 janvier 2012

Sarkozy lâche l’ours…

Les élections approchent : Sarkosy, à l’écoute des lobbies anti-ours met un terme à l’avenir de l’ours dans les Pyrénées.

Photo : Internet

Dépêche AFP du 16 janvier 2012 : Sarkozy aurait préféré qu’on ne réintroduisît pas d’ours dans les Pyrénées

PAMIERS (Ariège) Le président Nicolas Sarkozy aurait préféré que l'Etat se gardât par le passé de réintroduire des ours dans les Pyrénées pour y assurer la survie du plantigrade, a-t-il dit mardi en Ariège, sur les terres de l'animal.

Lors de sa visite à Pamiers où il venait présenter ses vœux au monde rural, M. Sarkozy a eu un échange avec un éleveur, l'un de ceux qui jugent insupportable la présence de l'ours dans le massif. M. Sarkozy a alors justifié la décision prise en 2011 de ne pas lâcher une nouvelle ourse dans les Pyrénées-Atlantiques. "Il n'aurait pas fallu en introduire au départ", lui a dit l'éleveur.- "Ca, je suis d'accord avec vous", lui a répondu M. Sarkozy.


Photo : Internet


ET POURTANT… (Sources WWF : ours-nicolas-sarkozy-a-l-ecoute-des-lobbies-anti-ours-met-un-terme-a-l-avenir-de-l-ours-dans-les-pyrenees-atlantiques

-  Un bilan incontestablement positif

Le bilan de 15 années de retour de l’ours en Pyrénées centrales s’est révélé positif :

- Les ours en provenance de Slovénie se sont bien adaptés à leur nouveau territoire pyrénéen

Pour preuve la bonne reproduction observée, y compris un cas de reproduction d’un mâle (Néré) avec la dernière femelle de souche pyrénéenne (Cannelle).

- Les Pyrénéens comme les français sont favorables à la présence de l’ours

Toutes les études d’opinion le montrent, malgré la désinformation menée par les opposants. Les

6800 soutiens qu’ils revendiquent représentent moins de 2% des Pyrénéens consultés en 2011 sur le lâcher d’une ourse en Béarn.

- L’ours n’est pas dangereux pour l’homme

Aucune attaque d’ours sur un homme n’a été constatée en 15 ans, et même depuis 150 ans dans les Pyrénées.

- L’ours ne menace pas l’élevage

Les dégâts causés par les ours sont limités et baissent alors que le nombre d’ours augmente. Grâce aux mesures de protection des troupeaux, les pertes globales sont même plus réduites qu’avant 1996 ! Le retour de l’ours a aussi permis de mobiliser d’importants moyens pour moderniser les conditions de vie et de travail des bergers en montagne.

- L’ours constitue un atout économique, hélas trop souvent ignoré

Des expérimentations de valorisation économique ont démontré leur pertinence. Mais le climat de polémique et de violence créé par certains opposants en empêche le développement et prive les Pyrénées et les Pyrénéens de ressources importantes.

dimanche 15 janvier 2012

Mes amis Nounours...

Du 19 au 31 décembre avait lieu au Carcom de Lons-le-Saunier (Jura) une exposition intitulée : " Mes amis Nounours ".


D'accord, ce ne sont pas des gros ours bruns bien sauvages, mais je me devais de leur rendre plusieurs visites.


Cette manifestation - qui a rencontré un réél succès, d’après les bénévoles qui veillaient à la sécurité des nounours et autres peluches - a été couverte par le journal local " Le Progrès ".
Après l'information générale, paraissait chaque jour la photo de " L’ours du Jour" accompagnée d’une rapide présentation.


J’ai profité de mes visites pour garder le souvenir de quelques ours.

Voici mes préférés, et si vous voulez en savoir un peu plus sur cette exposition, un petit tour sur le site d' "Oursement Vôtre" s"impose :